Le château Larreguyena

Le Château fût bâti au XVII ͤ  siècle à Herauritz, hameau dépendant d'Ustaritz, par deux familles de Saint-Jean-de-Luz, dont la famille Larreguy.  Joachim  Larreguy, né à Bayonne le 8  décembre 1744, fut garde du corps du Roi Louis XV, Chevalier de Saint-Louis et du Lys. Il s'éteint en son château le 6 octobre 1824.

Ce château fut construit par un architecte italien. On l'appelle encore aujourd'hui Larreguyena, qui veut dire en basque : qui est à Larreguy. Placé sur un coteau, il domine la vallée de la Nive. C'est une grande habitation du XVII ͤ  siècle à haute toiture flanquée de deux corps de bâtiments, dont le toit est indépendant de celui de la grande maison. Ce toit a un cachet pittoresque qui lui est donné par de petites mansardes en forme d'auvents.

Les nouveaux châtelains !

Le 7 octobre 1947, M. Maurice Marsop, directeur de la caisse régionale de sécurité sociale de Bordeaux, fait l'acquisition du château Larreguyena et de ses dépendances pour le prix de trois millions d'anciens francs.

En 1952, trois ans avant l’achat de la Tour de Gassies, siège actuel de l'UGECAM, la caisse régionale de sécurité sociale de Bordeaux fait du château Larreguyena d’Herauritz un centre de rééducation fonctionnelle pour les enfants atteints de divers handicaps, notamment des suites de la poliomyélite.  Ce fut un des tout premiers centres de ce type, dans le sud-ouest et même en France.

Cette belle demeure dont Mme Barrière fut la médecin-chef accueillait des garçons et des filles âgés de 4 ans à 14 ans atteints des séquelles de poliomyélite ou de différents troubles moteurs. Tout en suivant leur rééducation, les enfants purent continuer leurs études sous la direction d’instituteurs délégués par l’Éducation nationale. L’effectif comptait environ quatre-vingt pensionnaires.

Mme Barrière était très fière que l’équipement d’Herauritz fût l’équivalent des établissements américains et même plus perfectionnés. Elle avait passé deux ans aux USA et avait pu constater les défauts d’un équipement de série. À Herauritz, tout avait été fait sur commande, aux dimensions requises, selon une adaptation exacte aux besoins.

Même professionnalisme dans les méthodes de traitement. 
Mme Barrière pouvait témoigner que les kinésithérapeutes spécialisés du Pays Basque n’avaient rien à apprendre de leurs collègues américains.

Docteur Anne Barrière-Borchart

Mme Anne Barrière-Borchart, était professeur de médecine physique et de réadaptation, elle avait la charge de la partie rééducation de plusieurs établissements du Sud-Ouest (Eysines-Bordeaux, Salies de Béarn et Herauritz).

Mme Barrière avait contracté la polio dans son enfance. Elle marchait péniblement avec deux cannes. Ses études de médecine finies, elle n'avait pas hésité à s'exiler aux États-Unis pour compléter sa formation en orthopédie infantile. Le chignon toujours impeccable, souriante derrière un regard d'acier, elle aura été un exemple à suivre pour les enfants et su redonner énormément d'espoir à leurs parents.

Une devise pour la vie

« Qu'il nous soit donné le courage
de regagner ce qui peut être gagné
La force d'accepter ce que l'on ne peut changer
La sagesse pour distinguer les deux.
 

Cette plaque se trouvait dans le hall d'entrée du centre de Herauritz. La citation est de l'empereur Marc Aurèle et Mme le docteur Barrière l'avait faite sienne. La citation aura été lue par plusieurs générations d'enfants atteints de la poliomyélite, ce sera pour beaucoup un moteur et une ligne de vie.

 Les premières années

Quelques photos de ces premières années, ou le Château Larreguyena, devint le Centre d'Herauritz, pour accueillir ces nouveaux petits châtelains

Ouverture du Centre de Herauritz

C'est donc le 15  septembre 1952 que fut ouvert le centre de rééducation fonctionnelle d'Herauritz. L'intérêt de ce centre était, que les enfants souffrant de séquelles de poliomyélite, après la période aiguë de leur maladie, puissent bénéficier de soins adaptés. 

L’avenir de l’enfant exigeait un traitement effectué dans les meilleures conditions possibles et une surveillance constante de jour et de nuit ainsi qu'évaluer la nécessité d’interventions chirurgicales à venir. Le but véritable étant le retour à la vie active, indépendante et responsable. 

Le Château en 1952

Le Château vu de la prairie, avec l'ancien préau qui sera démoli et remplacé en 1968, par un bâtiment accueillant une grande salle de jeux, de kinésithérapie, et plusieurs salles classes.


Le parc vue du ciel

Vue aérienne du parc et du parc.

Photo prise par le mari de Mme Barrière dans les années 50

Vue aérienne de nos jours.

Le Lazaret notre premier confinement

Cette demeure de style basque s'appelait le Lazaret. Elle se trouvait à l'écart du Château, au fond de la vaste prairie.  Autrefois, un Lazaret désignait un bâtiment de quarantaine ! Le personnel médical de l'époque redoutait énormément les maladies contagieuses. Ainsi, tous les nouveaux arrivants au Château étaient isolés pendant quinze jours au Lazaret, ce que l'on qualifierait aujourd'hui de confinement.

Cette demeure de style basque s'appelait le Lazaret. Elle se trouvait à l'écart du Château, au fond de la vaste prairie.  Autrefois, un Lazaret désignait un bâtiment de quarantaine ! Le personnel médical de l'époque redoutait énormément les maladies contagieuses. 
Ainsi, tous les nouveaux arrivants au Château étaient isolés pendant quinze jours au Lazaret, ce que l'on qualifierait aujourd'hui de confinement, .

Cette demeure de style basque s'appelait le Lazaret. Elle se trouvait à l'écart du Château, au fond de la vaste prairie.  Autrefois, un Lazaret désignait un bâtiment de quarantaine ! Le personnel médical de l'époque redoutait énormément les maladies contagieuses. 
Ainsi, tous les nouveaux arrivants au Château étaient isolés pendant quinze jours au Lazaret. Ce que l'on qualifierait aujourd'hui de confinement.

Dans la prairie face au Château

Année 1956

Daniel Paloumet-Bourda à gauche avec sa maman.

Année 1966

Année 1966
Gisèle Négro - Jacqueline Demarthe - Nicole Montexier.

 

Michèle Fuseau debout
Éliane sa sœur assise devant le Lazaret 

Jean-Paul Condemine sur le chariot plat
 Hubert Crouzet assis dans le fauteuil
et un camarade debout (nom inconnu)

 

Éliane Fuseau assise sur la chaise,

sa sœur Michelle debout et deux copines. 

La classe de M. Cousseau de la 6e à la 3e. Derrière les élèves, au fond Le Lazarret
De gauche à droite debout : Marie-Christine Siret, René Nogués, Eulalie Langlet, Ghislaine Hinchy, Danielle Larroque, Martine Fenouillat
De gauche à droite en fauteuil : Marie-Claude Aldalurra, Khadijah, Christine Ithurria
Assise dans l’herbe Dany Muñoz Éléna

Marie-Christine Siret (debout), 
à droite Solana Ragald, 
à gauche Nacéra, à côté Sylvie Clidat (fauteuil)

L'enfant au corset

Jean-Paul Condemine - 1958

Daniel Paloumet-Bourda assis sur le fauteuil et  un camarade.

Slalom d'initiation, devant l'ancien préau, sous l'œil attentif des gendarmes en  képis 

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Daniel Paloumet-Bourda et Bernard Boueilh à la sortie de la Chapelle Sainte-Catherine en face du Château pour la messe dominicale

Philippe Garbage en 1958 avec sa maman à l'ombre des grands arbres dans le parc.

Philippe Garbage toujours en 1958 avec son papa.

Philippe Garbage 1963 et Fathy Boughanmi

Il pouvait neiger à Herauritz (la preuve).

Février 1978

Février 1978

28 février 2018

La Chapelle Ste Catherine sous la neige.

Les salles de classe

(Faire défiler les photos avec les flèches)

Classe de M. Jean-Bernard Barucq mai 1974.
Valérie Vayssettes, deuxième en partant de la gauche

Classe de M. Jean-Bernard Barucq décembre 1976.

 

Les élèves devant la classe de M. Jean-Bernard Barucq juin 1977

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La classe de M. Jean-Bernard Barucq dans le parc face au Château juin 1978

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Dans le parc avec Claudine Labourdette (kinée) juin 1978

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Une photo de groupe en 1954

63 petits pensionnaires et leurs 8 monitrices

1 Michèle Fuseau  –  2  Jean-Michel Royère  –  3 Daniel Paloumet-Bourda  –  4 Mlle Étiennette Gassuan (Monitrice)  – 
5 Alain Lapeyronnie   –  6 Éliane Fuseau

Quelques moments de vie !


L’heure du goûter au réfectoire.

Spectacle de Noël 1956

Galette des Rois - Année 1955
Alain Lapeyronie, quatrième à partir de la gauche, sur le chariot plat

Août 1968

Les joueuses de cartes

De gauche à droite sur la table :

Christine Étienne -  Évelyne Chatain -  Jeannine Coradi -  Nicole Montexier

Année 1967

Parfois, il fallait bien  
réconforter les plus petits

Christine Étienne et Jean-Marc Magnin

Jacqueline Demarthe

Dans les dortoirs, le moment du coucher était souvent un peu difficile. Quoi de mieux qu’une amie et confidente pour trouver le sommeil.

La  petite cabane au fond du parc, face au préau.
Pascal Taveau derrière, appuyé au montant de la porte, à côté de lui Bernard Delavalade, Bruno Pelon le blond, puis Fathi. Le dernier avec les cannes, inconnu, mais s’il se reconnaît (Année 1970).

 Valérie Vayssettes dans la prairie 

derrière le Château (Année 1974)

Devant le château, sur le petit muré à l'entrée. Assise Mme Marthe, (la monitrice) Guy Prudent qui fait des oreilles de lapin à un camarade. Les autres s'ils se reconnaissent peuvent nous le signaler. (Année entre 1972 et 1974)

 Trois copines dans la prairie
face au Château. (Année 1974) 

Une bande de potes
photo prise devant le Lazarret

De gauche à droite :

Djilali Korbas, Nicolas Alcala, Robert Majewski,
Jacques Paradis, Michel Bacabara, Bernard Courbin, 
Jean-Louis Leconte, Roger Charrial.











Approximativement 1968 ou 1969

Le 14 juillet 1959

Une compagnie de parachutistes (Environ 120 bérets rouges)  
défila pour la fête nationale dans l'enceinte du parc, sous l’œil admiratif des enfants.

Ce 14 juillet 1959, les enfants étaient déguisés en soldats, fiers de ressembler à ces troupes d'élites.

M. Vaqué Directeur de l’établissement et Mme Bordais sous-directrice

Pour l'occasion, M. Vaqué et Mme Bordais, en dignes représentants de la République, décorèrent à la volée quelques enfants méritants.

Les jours heureux !

Petite vidéo sur un décor de Noël fait par les enfants, dans les années 1955 à 1960. Ainsi qu'un 14 juillet, tous au garde à vous devant le préau.
Accompagné par la musique de «Hegoak”, cet hymne basque ou “Txori - Txoria” l’oiseau de la liberté déploie ses ailes pour s’envoler au-delà des montagnes basque. Ce qui résume assez bien notre histoire commune.

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 Visite d'étude faite par Marie Chaléon le 6 mars 1962.

Visite du Centre de rééducation motrice d'Herauritz

Historique

C'est un ancien château appartenant au début à un particulier. Cette bâtisse pour diverses raisons fut en vente pour diverses raisons par son propriétaire.

C'est donc à ce moment-là, c'est-à-dire après la guerre, que la Sécurité sociale l'acheta. 
Le but d'utilisation de ce bâtiment, était tout d'abord d'héberger des enfants orphelins. Puis, on eut l'idée de transformer cet orphelinat en un centre de rééducation motrice. Tout cela demanda alors des aménagements importants pour que les chariots des enfants eux-mêmes, puissent circuler sans rencontrer d'obstacles. Les escaliers, remplacés par un ascenseur, plans inclinés, portes assez larges. Il a fallu aussi songer à construire des salles de traitements, une infirmerie, des classes, etc.

En ce moment, ce château abrite 75 enfants de 4 à 14 ans dont 62 ne marchent pas. Ils ont pour la plupart le syndrome moteur atteint (par la poliomyélite) ou bien, il en est quelques-uns qui ont un autre handicap physique et même intellectuel. 
Dès leur arrivée, les enfants sont isolés dans une maisonnette durant 15 jours pour éviter la contagion. Puis, il est difficile d'établir un programme fixe, les enfants pouvant rentrer à m'importe quelle période de l'année. Et le malade est à un stade plus ou moins avancé.
 

Dans un cas mineur, le traitement dure 15 jours ou bien si le cas est trop grave, le sujet atteint est renvoyé dans un centre plus spécialisé. Dans cette maison de rééducation la cure dure au plus 6 mois.

Emploi du Temps

  • Le lever se fait à 7 h 30.
  • Le déjeuner à 8 h 30 suivi de la toilette.
  • A 9 h le traitement ou bien les enfants vont en classe.
  • A 12 heures dîner ; puis c’est l’heure de la sieste.
  • A 3 h goûter en plein air. De 4 h 30 à 5 h 30 école.
  • Le souper est à 6 h pour les petits. Le coucher est à 8 h 30.


Les enfants peuvent suivre la classe car tous les jours 5 h de travail scolaire. Les tables sont adaptées à leur position. Cela permet d’être à plat ventre sur un chariot ou au contraire écrire debout. Mais les classes sont peu homogènes. Il y a trois classes primaires.

  • 1 classe élémentaire.
  • 1 jardin d’enfants (c’est une grande pièce à grandes baies vitrées pour permettre aux enfants de voir l’extérieur).

Ils ont la télévision au réfectoire. La cuisine est très bien équipée (machine à laver la vaisselle, friteuse, éplucheuse à légumes, cuisinière, grands réfrigérateurs).
Les anciens reviennent pour les vacances. Les autres restent durant l’année scolaire et passent leurs vacances chez eux.

Personnel

  • Il y a deux hommes qui assurent les services de la cuisine.
  • deux autres sont à l’office.
  • deux monitrices en service des repas, suivent et aident les enfants à manger. 
  • Dans la salle de traitements, 2 kinésithérapeutes font les massages.
  • 3 infirmières.
  • 8 monitrices.
  • 1 jardinerie d'enfant.

Salle de traitement

Elle comprend une immense baignoire avec retraite pour que les accès soient plus faciles quand l'enfant est dans l'eau. Les massages sont exécutés par un jet d'eau à forte pression.
Cette méthode de massage est d'après les infirmières plus efficaces que les massages à la main. En même temps, il y a économie de force qui est importante pour le masseur. Une méthode qui reste est également plus agréable pour l'enfant.
Et le reste.

Conclusion

Le but de toutes ces personnes s'occupant de ces enfants est de soigner ces enfants le mieux possible pour leur rendre le plus d'usage possible de leurs membres afin qu'ils puissent vivre comme leurs frères bien portants. Les monitrices, les infirmières doivent essayer de leur faire oublier leur handicap, sinon, un complexe d'infériorité les rendrait malheureux et ils seraient amenés à se juger un peu trop sévèrement et se prendraient pour des incapables que les autres délaissent ou qui s'apitoient sur leur sort. Dans ce château, tous les enfants sont traités comme ils le seraient dans leur famille, car ils trouvent chez ces personnes l'affection nécessaire au développement de leurs forces psychiques et morales.
Les mots sont gravés sur une plaque murale à l'intérieur du couloir d'entrée.

« Qu'il nous soit donné le courage de gagner ce qui peut être gagné,
la force d'accepter ce que l'on ne peut changer, 
la sagesse pour distinguer les deux »

La rééducation des enfants atteints de poliomyélite

La kinésithérapie est la première étape dans la rééducation pour retrouver une autonomie maximale. Chaque enfant bénifici d'une prise en charge adaptée à ses besoins spécifiques. Les séances visent à renforcer les muscles affaiblis, à préserver la mobilité articulaire. Grâce à des exercices adaptés, les enfants apprennent à mieux maîtriser leur corps et à compenser les limitations liées à la maladie.

Ci-dessous l'équipe de kinésithérapeutes.

Les kinésithérapeutes de gauche à droite :
André Pontdepierre – Michel Chaulet – Cécile Dubois – Clémence Cabanne – Claudine Labourdette – Gérard Belin.
Mme le Dr Anne Barrière, assise sur la table. 

Cécile Dubois  –  Colette Cruse  – Jacqueline Perpigna – L'enfant inconnue pour le moment.

Cécile Dubois et Gérard Belin  –  1981

La fameuse baignore en forme de trèfle à quatre feuille.

Les enfant adoraient s'y baigner.

 Séance de balnéothérapie avec M. Gérard Belin 

Les Monitrices

C'était un peu nos anges gardiens.

Hélène Borotra  –  Maïtée Labèguerie  – Andrée Russac  – Jeany Lacrote – Élisabeth Raby  – Étiennette Gussac.

Hélène Borotra  –  Magui Hourcade  – Henriette Tuyère – Jeany Lacrote  – Étiennette Gussac.

Étiennette Gussac aujourd'hui.

N'oublion pas l'école

Les enfants suivaient des cours personnalisés selon leurs horaires de rééducation.

Le dimanche, c’était le jour des visites

(Les photos défilent automatiquement)

Jacqueline Demarthe et sa maman   -   Février 1957

Daniel Paloumet-Bourda avec son papa - 1955

Jean-Paul Condemine avec sa maman dans le parc  -   1958

Jean-Michel Royère (8 ans) avec sa tante dans la cour devant le château (Été 1954)

Daniel Manzanas et sa maman

Les chariots plats

La plupart des enfants étaient sanglés sur un chariot à plat ventre
afin de protéger la colonne vertébrale de la station assise et étirer certains muscles.
(Les photos défilent automatiquement ou avec les flèches)

Jean-Michel Royère  - 1961

Michel Bacabara  - 1963

Danielle Guynouard, Christine Étienne et Martine Carvaillo    -    1966

Jean-Paul Condemine    -    1958

Christian Duprat  -   1964

Ce type de table était utilisé essentiellement en salle de classe.

La Chapelle Sainte Catherine


Datant du Moyen Âge, elle fut léguée en 1838 aux habitants d'Herauritz par Joachim Turman, Maître du Château Larregiena.
Reconstruite en 1841 et rénovée en 1971.

Tous les dimanches matin, les enfants traversaient la route, face au château, pour aller dans cette petite chapelle assister à la messe dominicale. Le rituel continuait avec le traditionnel "Poulet frites" du midi, suivit l'après-midi de la visite des familles aux enfants. C'est dans cette chapelle que la plupart, ils firent leur première communion. 

Et comment ne pas parler du fronton à côté du Château, ou les joueurs de pelote basque venaient se défier avec le chistera ou bien à main nue dans d'interminables parties. L'écho de la pelote frappant le mur résonnait dans les dortoirs à l'heure du coucher.

Ou encore les fêtes du village, avec les chants et danses folkloriques sur la cancha (L'aire de jeu du fronton), ainsi que les sports de force basque, notamment le soka tira (tir à la corde), ou aussi l'Harri altxatzea (lever de pierre de 250 à 300 kg), ou encore l'Orga joko ou le sportif devait faire tourner, à bout de bras, une charrette de 360 kg sur son timon.

QUE DE SOUVENIRS !